opera news

download from google play download from apple store

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Pull to refresh

Connection failed Try again

opera news

download from google play download from apple store

Cinq mots à ne (surtout) pas dire lors d’un entretien d’embauche

LE FIGARO 1d

View pictures in App save up to 80% data.
Le candidat doit assurer son futur employeur qu’il maîtrise les fondamentaux de la langue française.

Fautes de syntaxe, erreurs de vocabulaire… Le Figaro revient sur cinq bourdes fréquentes, à bannir lors d’un entretien d’embauche.

Dernière étape avant les vacances. Pour certains, l’été ne commence pas sans les sacro-saints entretiens d’embauche. C’est un moment déterminant pour son avenir professionnel. Il s’agit de ne pas échouer. Le candidat doit non seulement se montrer convaincant, mais aussi assurer son futur employeur qu’il maîtrise les fondamentaux de la langue française. Le Figaro a concocté un guide des cinq erreurs à ne pas reproduire pour briller lors de ce fameux oral.

● «De base, j’ai une formation d’ingénieur»

Cette locution est souvent utilisée lors d’une présentation de soi-même. «De base/à la base, j’ai une formation d’ingénieur». Mais elle est employée ici à mauvais escient. Ainsi que le rappelle l’Académie française, «de base» signifie «fondamental, essentiel». Exemple: «un ouvrage de base» ou «acquérir le vocabulaire de base, les connaissances de base.» Mais attention à ne pas lui donner les sens suivants: «au début, dans un premier temps, au commencement».

● «Des fois, je pense que (...)»

Voilà une expression qui prolifère. Mieux vaut l’oublier si vous souhaitez donner bonne impression, ainsi que le préconisent les académiciens. Préférez les adverbes «parfois» ou «quelques fois». La locution est seulement admise pour marquer avec véhémence son désaccord, son indignation, dans l’expression populaire: «Non, mais des fois!».

● «Je vais faire court»

«Présentez-vous s’il vous plaît.» À cette phrase fréquente, posée par un employeur, on entend parfois «je vais faire court» en préambule de réponse. Ce n’est pas tant une erreur qu’une question de registre de langage. Attention à ne pas utiliser excessivement le verbe «faire», comme on le voit de plus en plus. Il est plus châtié de dire: «je vais être rapide», ou bien «voici une présentation rapide.»

● «Je suis devenu bilingue après que je sois parti à l’étranger»

Gare au subjonctif! Rares sont les personnes qui n’ont jamais failli. «Je suis devenu bilingue après que sois parti à l’étranger» est une phrase incorrecte, car on montre ici que l’on considère cette expérience comme accomplie. Dès lors, le verbe doit être mis à l’indicatif. On dira donc: «Je suis devenu bilingue après que je suis parti à l’étranger». Rappelons qu’«avant que», qui introduit une éventualité, est au contraire suivi du subjonctif.

● «C’est le plus bel exploit que je n’ai jamais réalisé»

Cette phrase est tentante lorsque l’on veut valoriser son parcours. Attention toutefois à employer les bons mots. «Jamais» signifie «en aucun temps», mais aussi «en un temps quelconque, à un moment, en un jour quelconque». Quand il est doté de ce sens positif, on ne doit pas l’employer avec la négation «ne», rappellent les sages. Ne dites donc pas «c’est le plus bel exploit que je n’ai jamais réalisé», puisque cet exploit a été réalisé, mais bien «c’est le plus bel exploit que j’ai jamais réalisé.»

Follow us on Telegram