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Justice: un village du Nord porte plainte contre l'État ivoirien

linfodrome.com 02/10/2021

En Côte d’Ivoire, les habitants de Similimi dans le nord-est du pays ont porté plainte devant la Cour de justice de la Cédéao contre l’État ivoirien. Ils estiment que celui-ci n’a pas rempli ses obligations de protection et de relocalisation après qu’une société minière exploitant le manganèse eut pollué les sols et détruit une partie de leur environnement naturel.

« Nous sommes en colère contre l’État. Franchement, je le dis… » La colère de Gérard Koumé Atta Kouassi est partagée par les six cent autres habitants du village de Similimi, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. Depuis l’arrivée de la compagnie minière MBSA, la vie dans leur village est devenu un enfer. 

« En temps d’Harmatan, c’est la poussière que nous consommons. L’eau de ruissellement envoie tout ce qu’il y a comme saletés dans l’eau, et nos parents tombent malade chaque jour… On ne veut pas nous écouter, on nous ramène (traite, ndlr) à chaque fois comme si nous étions des ignares, qu’il faut ignorer. »

Le cauchemar a commencé en 2007. L’exploitation du manganèse dans la région de Boundoukou entraine une pollution et des nuisances importantes. Quatorze villages sont impactés, mais Similimi est de loin plus touché.

Michel Yoboué travaille pour le Groupe de recherches et de plaidoyer des industries extractives, il épaule les populations dans leur combat. « Le village se retrouve être aujourd’hui dans la mine, le cadastre minier le prouve directement. Mais ça, c’est encore contesté », dit-il.

Des villageois qui veulent être relocalisés

Si une vingtaine d’agriculteurs du village ont reçu une indemnisation, selon Gérard Koumé Atta Kouassi, l’essentiel est ailleurs. Les villageois veulent être relocalisés, ce que les autorités se refusent à envisager. « C’est un débat qui traine depuis cinq à six ans, la question de la relocalisation. Pour eux, (les autorités, ndlr) il n’est pas nécessaire de relocaliser. D’ailleurs pour eux, il n’y a pas de dommage réels sur les populations », ajoute Michel Yoboué. 

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